29 / 05 / 2020

Comme toutes les entreprises, EssilorLuxottica n’est pas épargné par un ralentissement marqué de ses ventes. Au premier trimestre 2020, le géant de l’optique annonce un chiffre d’affaires en baisse de 10,1 % par rapport à la même période en 2019 (- 10,9 % à taux de change constants). La société y voit « une bonne résistance dans le contexte d’une crise mondiale sans précédent ».

 

En effet, alors que de nombreux fabricants prévoient une baisse de leur chiffre d’affaires bien plus importante, les ventes d’EssilorLuxottica n’ont reculé que de 5,4 % en Amérique du Nord, 14,3 % en Europe, 14,9 % en Amérique latine et 16,8 % en Asie, Océanie et Afrique.

Par segment, ce sont les sunglasses et readers qui enregistrent la plus forte baisse chez Essilor et le commerce de gros chez Luxottica. Sur ce dernier point, le groupe précise qu’en Europe, « à l’exception de l’Allemagne, de la Turquie et de la Russie, la division Commerce de gros a subi une baisse significative de son chiffre d’affaires dans tous les marchés d’Europe, au fur et à mesure de la dégradation progressive des conditions de marché au cours du mois de mars. Les marchés italien, espagnol et français ont été particulièrement touchés. Dans ce dernier, l’évolution de la politique de remboursement des produits optiques introduite en début d’année a également pesé sur l’activité ».

 

EssilorLuxottica

 

Malgré cette baisse attendue, notamment en raison de la fermeture des points de vente à travers le monde, EssilorLuxottica se montre rassurant : « Alors même que nous adaptons l’organisation pour les mois à venir, les premières expériences des pays en déconfinement sont encourageantes. Au fur et à mesure que la crise se résorbera, la résistance de la demande pour une meilleure vision réapparaîtra clairement et nous serons prêts à y répondre ». Compte tenu de l’épidémie de Covid-19 et de son évolution différente dans les nombreux pays touchés, EssilorLuxottica, confirme l’abandon d’un dividende à l’assemblée générale prévue le 25 juin prochain, comme annoncé en avril, mais pourrait prévoir un dividende exceptionnel avant la fin de l’année. Bien entendu les perspectives pour le groupe annoncées le 6 mars ne sont plus du tout d’actualité : « A l’heure actuelle, le groupe n’a pas suffisamment de visibilité pour évaluer l’ampleur de l’impact du Covid-19, du fait de la volatilité de la situation. Le groupe s’attend néanmoins à ce que le chiffre d’affaires et la rentabilité soient encore négativement impactés par la crise au deuxième trimestre, et ceci dans des proportions plus fortes qu’au premier trimestre ».