20 / 09 / 2020

On le sait, le confinement de la population et l’arrêt du commerce pendant cette période entraînent une crise économique après la crise sanitaire. Dans notre secteur, les difficultés financières touchent bien entendu les magasins, mais aussi les fabricants, à l’image de L’Amy qui vient d’être placé en redressement judiciaire.

 

Entre les commandes retardées, la fermeture des magasins d’optique et donc les retards de paiement, les trésoreries des entreprises sont mises à rude épreuve. C’est dans ce contexte, que L’Amy a fait une demande de placement en redressement judiciaire le jeudi 28 mai dernier ; une demande acceptée par le tribunal de commerce de Lons-le-Saunier, mardi 2 juin 2020.

« Deux possibilités, soit on attendait les prochaines semaines, soit on anticipait pour les prochains mois… Pour le semestre à venir, c’est bon, pour l’après non, le redressement judiciaire va nous permettre d’y voir plus clair », a expliqué Dominique Alba, le PDG de l’entreprise aux journalistes de France 3 Régions. Après une année 2019 compliquée, la perte de la licence Kenzo (qui représentait 35 % de son chiffre d’affaires), le mouvement des Gilets jaunes qui a fermé de nombreux points de vente les samedis, suivi par le mouvement social contre la réforme des retraites, la mise en place du 100 % Santé en début d’année et l’épidémie de Covid-19, L’Amy, comme toutes les entreprises, a connu une succession de périodes qui ont pénalisé à plusieurs reprises leurs recettes.

 

Ce redressement judiciaire permet à l’entreprise de geler ses dettes, tout en assurant les salaires des 122 collaborateurs par le Régime de garantie des salaires (AGS). En parallèle, le tribunal a nommé un administrateur qui aura pour mission de surveiller les dépenses de l’entreprise pour assurer sa survie. Selon Dominique Alba, cette période « est faite pour trouver des solutions et rebondir », avançant que des « projets sont dans les cartons ».