22 / 10 / 2020

A l’occasion de la réunion du comité de suivi de la réforme, qui s’est tenue le 15 septembre au ministère de la Santé, le Gifo (Groupement des industriels et fabricants de l’optique) a relevé le paradoxe entre l’engagement affiché du gouvernement pour la relocalisation et l’impossibilité de fabriquer en France les produits de classe A.

 

Lors de cette rencontre, le Gifo a souligné que le 100 % santé est bien une réalité dans le secteur de l’optique, notamment à travers la mobilisation des verriers et des lunetiers qui « ont collectivement joué le jeu et répondu aux attentes des pouvoirs publics et des porteurs en proposant plus de 1000 références de verres et des milliers de montures en classe A ». Les chiffres annoncés par le ministère de la Santé montre le succès du dispositif, puisque 17,7% des lunettes remboursées par l’assurance maladie obligatoire en janvier-février 2020 relevaient du « 100% santé », alors même que la réforme devrait encore monter en puissance.

 

Le Gifo a toutefois rappelé « le prix payé par la filière de fabrication pour le succès de cette réforme, alors que ces verres et ces montures 100 % santé ne sont pas fabriqués en France ». Il a ainsi mis en exergue « la difficile quadrature du cercle pour un gouvernement récemment engagé en faveur de la relocalisation des capacités de production en France, notamment s’agissant des industries de santé ».

 

Dans une période particulièrement difficile pour le secteur, fragilisé par la mise en œuvre chaotique de la réforme et la crise sanitaire, le syndicat des fabricants a demandé au ministère de la Santé de reporter l’exigence d’un code fabricant pour le remboursement d’une lunette « afin de ne pas exposer les entreprises à un potentiel nouveau chaos technique au 1er janvier 2021, que les entreprises ne seraient pas en capacité de supporter ». Cette demande a été soutenue par les syndicats d’opticiens.