25 / 11 / 2020

Cette période de crise sanitaire et économique ne sera pas jonchée uniquement de mauvaises nouvelles. L’Amy Group (L’Amy et Henry Jullien)  placé en redressement judiciaire en juin dernier a trouvé son repreneur. Une nouvelle page s’ouvre donc pour le lunetier créé en 1810, dont le nom est associé à l’histoire de la lunetterie française.

 

L’entreprise a fait savoir en début de semaine que le tribunal de commerce de Lons-le-Saunier avait donné son approbation à une offre de reprise. « Les sociétés L’Amy et Henry Jullien Manufacture annoncent leurs rachats par une société créée pour l’occasion et tenue à parts égales par les groupes ILG et Madaluxe » indique le communiqué. Deux noms qui ne sont pas étrangers à la lunetterie puisqu’ILG est une groupe suisse actionnaire de L’Amy depuis 2015. Madaluxe est quant à lui un distributeur américain d’accessoires de mode haut de gamme, dont des collections optiques et solaires.

Cette reprise par l’actionnaire a été possible en s’appuyant sur une ordonnance du 20 mai dernier, qui autorise jusqu’à la fin de l’année, en raison de la crise économique due à l’épidémie de Covid-19, la reprise par les propres actionnaires si leur offre assure un maintien de l’emploi. Le communiqué précise sur ce point que « les 16 collaborateurs d’Henry Jullien et les 43 collaborateurs actuels de la société L’Amy sont repris dans le nouvel ensemble ». La nouvelle entité restera dans le Jura et portera le nom de L’Amy Luxe. Elle aura comme objectif de « se positionner clairement sur le marché haut de gamme et du luxe », en travaillant dans un premier temps, les collections Henry Jullien, McLaren, Maison Laurençot et Lamy Technologies.