23 / 01 / 2021

Les Chirurgiens Dentistes de France (CDF, ex CNSD), sanctionnés par l’Autorité de la concurrence pour avoir appelé au boycott des réseaux de soins, notamment de Santéclair, ont annoncé leur décision de déposer un recours devant la Cour d’Appel de Paris.

 

Pour l’organisation professionnelle, la décision du gendarme de la concurrence, rendue le 12 novembre dernier, est « aussi injuste qu’injustifiée ». Le montant de l’amende est selon elle disproportionné. En outre, en s’autosaisissant du dossier, l’Autorité se positionne à ses yeux comme « juge et partie » et « bâillonne le syndicat le plus influent de la profession » : « Dans un pays où la liberté est inscrite sur le fronton de nos institutions, l’Autorité de la concurrence bafoue ce droit constitutionnel en empêchant un corps intermédiaire de tenir son rôle de lanceur d’alerte et en réduisant sa liberté d’expression à la portion congrue. » Pour le CDF, cette décision est de mauvais augure : « À l’heure où les usagers sont liés à leurs contrats complémentaires choisis par leur employeur, l’Autorité de la concurrence les prive d’une liberté fondamentale : celle de choisir objectivement par qui ils veulent être soignés et comment. »

 

Santéclair se réjouit l’inverse de cette décision, qui permettra « d’apaiser le travail des 2 500 professionnels de santé partenaires de [son] réseau dentaire » en « soulageant la pression déontologique abusivement entretenue par les organisations sanctionnées vis-à-vis des chirurgiens-dentistes » ayant choisi de le rejoindre. « Une fois encore il est affirmé qu’être partenaire de Santéclair n’est en rien contraire à la déontologie de la profession ou à la qualité de l’art dentaire, l’en empêcher est en revanche officiellement contraire au droit de la concurrence », conclut la plateforme dans un communiqué.