17 / 05 / 2021

Fin décembre, le ministère de la Santé a répondu à toute une série de questions écrites formulées par des députés et des sénateurs qui l’alertaient sur les problématiques liées à la mise en œuvre du 100 % santé dans le secteur optique.

 

Il y a un an, la réforme du reste à charge zéro entrait en vigueur dans notre secteur dans la pagaille, notamment en raison de l’impréparation des complémentaires santé qui a engendré de multiples retards et blocages dans les procédures de prise en charge. Alertés par les organisations professionnelles, de nombreux élus sont montés au créneau, tout au long de l’année 2020, pour inviter le gouvernement à solutionner les dysfonctionnements et à agir auprès des Ocam. Députés et sénateurs pointaient notamment du doigt l’inadaptation des dispositifs aux nouveaux codes de regroupement et le flou persistant en matière de transmission des données aux organismes complémentaires.

 

A toutes ces sollicitations, le ministère de la Santé a apporté fin décembre quasiment la même réponse qu’il y a quelques mois, sans détails sur les moyens mis en œuvre mais réaffirmant sa volonté de faire de la réforme un succès. Dans cette réponse publiée au JO Sénat du 24 décembre 2020, il rappelle avoir « immédiatement réagi » aux difficultés techniques rencontrées par la profession lors de la mise en œuvre de la réforme en réunissant dès février 2020 toutes les parties prenantes, qui ont réaffirmé leur « volonté de travailler ensemble ». A l’occasion de cette rencontre, il a par ailleurs été rappelé l’importance du déploiement du tiers payant sur l’offre 100 % santé. « La réalisation de ce chantier fait l’objet d’un suivi très régulier », promet le gouvernement. Sur ce sujet, rappelons que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 contraint les complémentaires santé à proposer la dispense d’avance de frais sur tous les paniers 100 % santé dans les trois domaines concernés (optique, audition et dentaire) au plus tard en 2022.