17 / 05 / 2021

La note de la DGS du 21 janvier indiquant que les « cabinets » des professionnels de santé (dont les opticiens) peuvent « rester ouverts pendant le couvre-feu » a, ces derniers jours, semé la confusion. Selon la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France), ce texte ne signifie pas que les opticiens peuvent accueillir du public après 18h. Les explications de son président Alain Gerbel.

 

Alain Gerbel rappelle que l’article 37 du décret du 29 octobre 2020 ne mentionne pas les magasins d’optique dans la liste des commerces pouvant ouvrir entre 18h et 6h. « Plus personne n’a le droit de circuler pendant le couvre-feu, sauf ceux qui bénéficient de dérogations. L’achat de produits de santé est effectivement un motif de dérogation, mais les lunettes ne sont pas concernées par ce texte. Juridiquement, sur la base du Code de la santé publique, les produits de santé évoqués par le décret sont les médicaments, les dispositifs de diagnostic in vitro et certains dispositifs médicaux dont ne font pas partie les lunettes correctrices », affirme le président de la Fnof.

 

Interrogé sur l’interprétation à donner à la note de la DGS, Alain Gerbel explique qu’il s’agit d’une « note générale pour tous les professionnels de santé et qui concerne uniquement leurs possibilités de déplacements dérogatoires pendant le couvre-feu, comme le précise son titre. Ce document ne porte que sur les autorisations de circulation. Il ne constitue absolument pas une autorisation d’ouverture après 18h ! », insiste-t-il.

 

Rappelons que le Rassemblement des opticiens de France estime lui aussi que les opticiens n’ont pas le droit d’ouvrir après 18h. Il base son analyse sur une lecture stricte du décret du 15 janvier, qui a une portée juridique supérieure à la note de la DGS.