4 / 03 / 2021

En réponse aux propositions du Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France), l’AOF (Association des optométristes de France) appelle les ophtalmologistes à construire une filière inclusive.

 

Dans un communiqué, l’AOF constate avec « une grande déception que l’unique proposition (du Snof) à destination des opticiens-lunetiers concerne la mise en place de sanctions ». Alors que le rapport IGAS-IGAENR souligne que les délais d’attente peinent à se réduire malgré le développement du travail aidé, il parait indispensable au syndicat d’améliorer l’organisation de la filière visuelle en s’appuyant davantage sur les opticiens-lunetiers.  

« Devant ce constat nous appelons le Syndicat national des ophtalmologistes de France et les pouvoirs publics à prendre conscience de cette situation, et à mener les réformes qui s’imposent », déclare l’AOF, en listant à son tour ses cinq priorités issues du rapport IGAS-IGAENR : 

– la construction d’une stratégie globale pour la filière visuelle incluant fortement les opticiens-lunetiers. De par leur compétence, leur nombre, et leur répartition géographique, ils sont la ressource la plus accessible de la filière ;

– la publication d’un décret de compétences reflétant la réalité de pratique, et de lieux d’exercice, des opticiens-lunetiers ;

– permettre la mise en œuvre de la téléconsultation pour les opticiens-lunetiers ;

– une nouvelle formation dès la rentrée 2022 au niveau licence pour les opticiens-lunetiers ;

– la mise en œuvre de pratiques avancées à destination des opticiens-lunetiers et des orthoptistes.

 

Rappelons que les orthoptistes ont eux aussi vivement réagi aux propositions du Snof, en soulignant qu’ils ne sont « ni les vassaux, ni les enfants des ophtalmologistes ».