4 / 03 / 2021

Après avoir évoqué cet été des signes de reprise encourageants, l’institut GfK a présenté ses données relatives à notre secteur pour l’année dernière, lors d’une visio-conférence organisée par le Club Inter-Optiques : il évalue le CA total du marché à 5,9 milliards d’euros en 2020, soit 710,2 millions d’euros de moins qu’en 2019, ce qui représente une baisse de -10,7 %.

 

L’année dernière, les ventes de lunettes ont considérablement reculé : par rapport à l’année précédente, 1,3 million de paires en moins ont été vendues. En raison du premier confinement, qui a contraint la plupart des magasins à cesser totalement ou presque leur activité pendant 2 mois, la baisse de CA du secteur s’est concentrée sur le 1er trimestre : -43 % en mars, -94 % en avril et -39 % en mai en comparaison avec les mêmes périodes 2019. En novembre, mois du second confinement durant lequel les opticiens étaient ouverts, le repli ne fut que de 1 %.

 

Certains segments de produits ont mieux résisté au contexte que d’autres. Sur l’année, les verres correcteurs ont accusé un recul en valeur de 8 %, contre 12 % pour les montures optiques, 22 % pour les solaires et 13 % pour les lentilles de contact. En termes de prix, la dynamique est négative sauf pour les verres unifocaux, dont le prix public unitaire moyen a augmenté de 3 euros en 2020. A l’inverse, il baisse pour les progressifs (-11 euros) et les montures optiques (-3 euros). Si l’on tient compte exclusivement des premières paires, ce phénomène est accentué : -2 euros pour un verre unifocal (vendu à 81 euros en moyenne en 2020), -14 euros pour un progressif (214 euros en moyenne) et -3 euros pour une monture optique (130 euros en moyenne).

 

Pour 2021, GfK évoque un contexte encore incertain qui devrait continuer d’évoluer au rythme des annonces gouvernementales, un rattrapage amorcé dès le 2ème semestre 2020 mais dont le prolongement reste conditionné à l’évolution de la situation sanitaire, ainsi qu’un impact du 100 % santé qui reste encore à définir.

 

*GfK prend en compte les données sell-out des distributeurs (ventes à l’article, nombre d’unités vendues et prix moyen TTC sortie de caisse), ainsi que les rapports des distributeurs et fabricants. En France, l’institut déclare un panel de 12 857 magasins d’optique.