15 / 04 / 2021

Le mois dernier, les indiscrétions autour de l’acquisition de GrandVision par EssilorLuxottica laissaient entendre que le géant de l’optique devrait se séparer de points de vente pour obtenir le feu vert de la Commission européenne. Cette dernière vient de rendre son avis final après des mois d’enquête, notamment en raison de la pandémie de Covid-19.

 

C’est donc officiel, la Commission européenne a donné son accord à l’acquisition de GrandVision par EssilorLuxottica. Un accord subordonné « au respect intégral des engagements proposés par EssilorLuxottica », ajoute la Commission.

« EssilorLuxottica commercialise de grandes marques d’articles de lunetterie, comme Ray-Ban, tandis que GrandVision est un grand détaillant d’optique en Europe. Notre enquête approfondie a montré qu’en augmentant ses parts de marché au détail, EssilorLuxottica aurait pu réduire l’accès des opticiens rivaux aux articles de lunetterie des marques d’EssilorLuxottica en Belgique, en Italie et aux Pays-Bas, ce qui aurait réduit le choix et augmenté le prix des lunettes pour les consommateurs de ces pays. Les mesures correctives proposées par EssilorLuxottica permettront de remédier à ce risque en veillant à ce que la concurrence sur le marché de détail optique reste dynamique au niveau national et à l’avantage des clients dans ces pays », a détaillé Margrethe Vestager, la vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence.

 

Concrètement, EssilorLuxottica va se séparer d’environ 350 points de vente en Belgique, Italie et Pays-Bas :

  • En Belgique, cette vente concernera les 35 magasins de la chaîne GrandOptical, mais sans la marque.
  • En Italie, 174 magasins sont concernés : 102 magasins de la chaîne VistaSi d’EssilorLuxottica ainsi que 72 magasins de la chaîne GrandVision by.
  • Aux Pays-Bas, ce sont les 142 magasins de la chaîne EyeWish qui seront vendus, ainsi que la marque.

 

Soulignons que l’accord de la Commission européenne et la cession des points de vente ne sont qu’une étape supplémentaire sur le chemin de l’acquisition. EssilorLuxottica doit encore obtenir l’adhésion des autorités de la concurrence du Chili et de la Turquie, sans oublier la suite du combat juridique qui oppose les deux groupes devant les tribunaux.