25 / 07 / 2021

Comme l’a annoncé le président de la République la semaine passée, les écoles, crèches et autres centres de loisirs ont dû fermer en raison de la pandémie de Covid-19. Si la plupart des parents devront donc garder les enfants à la maison, un accueil est quand même prévu pour certains prioritaires, mais les opticiens ne sont pas concernés par cette mesure.

 

Seuls les parents ayant une profession indispensable à la gestion de l’épidémie peuvent bénéficier de ce dispositif pour faire garder leur enfant et pouvoir continuer leur activité en toute sérénité. Bien entendu, les personnels des établissements de santé sont concernés mais également des libéraux comme les dentistes, les infirmiers ou encore les pharmaciens. Cependant tous les professionnels de santé libéraux ne sont pas concernés. Les audioprothésistes, les diététiciens, les ergothérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes, les pédicures-podologues, les psychomotriciens et les opticiens ont ainsi été exclus de la liste établie le 2 avril dernier.

 

9 organisations syndicales représentatives des professionnels de santé concernés (la Fnof et le Rof pour les opticiens) ont cosigné un communiqué pour demander : « Le gouvernement acterait-il donc dans cette liste que les soins délivrés par nos professions sont non essentiels, que les problématiques rencontrées par les populations qu’elles soignent sont négligeables, ou que le transport assuré quotidiennement pour amener des patients se faire soigner serait inutile ? Par ce refus, le gouvernement renie les constats dressés par chacun : l’arrêt brutal des soins pendant le confinement a conduit à des sur-aggravations de handicap et des aggravations de pathologies existantes (sans parler du retard dans les dépistages) ! »

Ne comprenant absolument pas cette situation, les syndicats demandent « pour les patients, pour les professionnels que nous représentons et pour qu’ils puissent exercer dans des conditions favorables, […] une rectification immédiate afin que tous les professionnels de santé libéraux puissent assurer la continuité des soins ».