27 / 11 / 2021

Alors que les organisateurs du Mido dévoilaient à la presse la plateforme qui va accueillir du 5 au 7 juin la version numérique du Mido, l’Anfao (l’association italienne des fabricants d’articles optiques qui réunit plus de 130 sociétés) a profité de l’événement pour présenter les chiffres de la production lunetière italienne en 2020, avec bien entendu les répercussions de la pandémie de Covid-19.

 

Giovanni Vitaloni, à la fois président de l’Anfao et du Mido, est revenu sur les conséquences de la pandémie sur l’activité avec un impact « immédiat et violent ».

Comme on pouvait s’y attendre avec les nombreux confinements à travers le monde, l’export de la lunetterie italienne a été marqué par un recul de 26 % en moyenne sur l’année (-22,5 % pour les montures optiques et –27,6 % pour le solaire).

En détaillant par zone géographique, c’est l’Afrique et l’Asie qui enregistrent la plus forte baisse, avec respectivement –38,7 % et -33,8 %. L’Amérique recule de 26,2 %, quand le niveau de l’Europe s’établit à – 23 %. C’est l’Océanie qui résiste le mieux avec un recul de – 14,8 % sur l’année (porté par une progression de 22,8 % de l’optique, quand le solaire suit la tendance mondiale à – 27,8 %).

Les exports italiens vers la France ont reculé de 22,8 % (- 17 % pour l’optique, – 27,1 % pour le solaire). Des chiffres proches des États-Unis (-21,6 %), plus importants qu’en Allemagne (-15,6 %), mais meilleurs que les résultats anglais (-29,6 %) ou espagnols (-40 %, fortement impactés par une baisse du solaire à –47 %).

Le marché italien des ventes à travers les magasins d’optique a reculé quant à lui de 14,4 %. C’est le segment solaire qui a été le plus impacté (-31,7 %), très loin de l’optique (-8,5 %) ou des verres (- 7,9 %). La contactologie a quant à elle reculé de 19,2 %.

Si les premiers mois de l’année 2021 restent toujours « complexes », notamment en raison de la « mobilité internationale limitée », les campagnes de vaccination et les réouvertures des commerces dans de nombreux pays sont perçues comme des signes très positifs d’une reprise. Le « monde semble avoir redémarré », avec une croissance tirée par les pays asiatiques, la Chine et les États-Unis. Ainsi l’export a augmenté de 10 % au premier semestre 2020 (mais reste toujours à – 30,5 % par rapport à 2019). Sur l’année 2021, les estimations ciblent une croissance de 14,7 % de l’export par rapport à 2020 (-14,9 % par rapport à 2019). L’Anfao n’attend ainsi pas de retour à des niveaux pré-pandémiques avant l’année 2022.