18 / 10 / 2021

L’AOF (Association des optométristes de France) regrette que le PLFFS 2022 n’inclut pas les opticiens dans ses mesures visant à améliorer l’accès aux soins visuels. Elle estime que les divisions syndicales ont joué un rôle dans cette éviction et appelle à la création d’un organisme réunissant les organisations professionnelles de notre secteur.

 

« Les opticiens de santé ne sont pas retenus par le gouvernement », déplore l’AOF dans un communiqué publié suite à la présentation du PLFSS 2022, qui prévoit une augmentation substantielle des prérogatives des orthoptistes (allant jusqu’à la prescription des lunettes et des lentilles de contact) mais oublie complètement les opticiens.

 

Le syndicat se dit profondément déçu que le gouvernement n’ait pas retenu les propositions du rapport Igas prévoyant de s’appuyer sur les opticiens pour optimiser l’efficience de la filière visuelle dans notre pays. « Cet arbitrage est catastrophique pour l’accès aux soins de la population française. Nous nous interrogeons sur la véritable volonté du ministère de la Santé et du ministre Olivier Véran à améliorer significativement l’accès aux soins dans notre filière ».

 

L’Association des optométristes de France pointe aussi du doigt les divisions syndicales de la profession qui, selon elle, seraient en partie responsables de ce résultat. « Malgré de nombreux points de convergence évidents, alors que tous les acteurs ont réalisé un travail considérable pour valoriser le rôle paramédical de l’opticien, et pour développer ses compétences vers la santé, nous avons finalement été inaudibles. » Dans ce contexte, l’organisation appelle l’ensemble des acteurs « à créer sans tarder un Conseil national professionnel (CNP), regroupant les syndicats et les associations professionnelles, pour représenter l’opticien dans sa diversité. Nous devons maintenant faire taire nos divergences, faire taire nos egos, pour ne parler que d’une seule voix forte et claire auprès des pouvoirs publics, à travers ce CNP ».

 

Le syndicat déclare enfin continuer son combat pour une réingénierie immédiate de la formation des opticiens, l’élargissement de leurs prérogatives en santé et la sécurisation du cadre légal de ceux qui exercent en milieu médical.