18 / 10 / 2021

Alors que les ophtalmologistes sont vent debout contre l’idée d’autoriser les orthoptistes à prescrire des équipements, comme évoqué dans le projet de PLFSS 2022, le Rof (Rassemblement des opticiens de France) appelle les opticiens à se mobiliser pour accroître leur rôle dans la filière visuelle.

 

Alors que le gouvernement va présenter dans les prochaines semaines, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2022, sa volonté de confier entre autres aux orthoptistes la possibilité de prescription de lunettes et de lentilles pour les patients de 16 à 42 ans, le Rof juge les décisions récentes du ministère de la Santé « nettement insuffisantes pour améliorer l’accès aux soins visuels dans les zones sous denses ».

 

En réponse, le syndicat appelle les opticiens à se mobiliser auprès de leurs maires, députés et sénateurs. « Nous devons collectivement les sensibiliser et les convaincre de l’importance de réagir maintenant pour apporter de vraies réponses à l’accès aux soins visuels. »

L’argumentaire du Rof s’appuie sur 4 principales propositions :

·       « Ouvrir la possibilité à l’opticien de renouveler des ordonnances dont la durée de validité a expiré dans le cadre d’une téléexpertise avec un ophtalmologiste.

·       Supprimer l’obligation d’une nouvelle ordonnance initiale pour délivrer des verres multifocaux à un primo presbyte.

·       Autoriser la modification de la primo ordonnance lors de la délivrance initiale.

·       Autoriser l’opticien à manipuler des matériels de prises de mesure non invasifs. »

 

Le Rof a réalisé un courrier type à adresser aux élus, dans le but de « pousser le gouvernement et le suivant à mettre en œuvre des solutions concrètes pour l’accès à la santé visuelle ».