29 / 01 / 2022

Depuis sa mise en place, de nombreux commerçants critiquent le pass sanitaire l’accusant de provoquer une baisse de fréquentation et donc de chiffres d’affaires dans leurs points de vente.

 

L’union fait la force. Une trentaine de fédérations de commerce (dont le Rof, pour l’optique), qui représentent 3,6 millions d’employés et 10,4 % du PIB français, viennent de signer un communiqué de presse unique au sujet du pass sanitaire.

 

Elles ont pris la parole alors que se prépare l’une des périodes les plus importantes pour les commerces : les fêtes de fin d’année. « Après deux années particulièrement difficiles économiquement pour le commerce physique et les gestionnaires de centres commerciaux, la période de fin d’année sera cruciale pour préserver la santé économique du secteur, le pouvoir d’achat des Français, et donc pour soutenir la croissance. »

S’ils sont toujours prêts à s’engager dans la lutte contre le Covid-19 en faisant respecter les gestes barrières, ils saluent le fait que le Sénat vient récemment de les retirer de « la liste des établissements dont la fréquentation pouvait être soumise à la production d’un pass sanitaire lorsque la santé de la population n’est pas en péril afin de ne pas créer de confusions supplémentaires comme celles vécues l’été dernier ».

S’appuyant sur le fait « qu’aucune étude scientifique n’a mis en évidence l’existence d’un risque particulier de contamination dans les grands magasins et les centres commerciaux et qu’aucun cluster n’y a été identifié », elles souhaitaient « que la commission mixte paritaire qui se [réunissait] le 2 novembre, adopte des conclusions équilibrées, issues du texte adopté au Sénat à savoir : absence de pass dans une situation de circulation modérée du virus et imposition du pass en alternative à une fermeture en cas de situation extrême de flambée épidémique ».

 

Hélas pour les commerçants, députés et sénateurs n’ont pas trouvé de consensus. Le projet de loi “Vigilance sanitaire” passera donc à nouveau cette semaine devant le Sénat et l’Assemblée nationale. Si le désaccord perdure, c’est cette dernière qui mettra le point final aux débats sur la prolongation du pass sanitaire en votant vendredi 5 novembre prochain.