8 / 12 / 2021

Dès l’année prochaine, les ARS (agences régionales de santé) du Centre-Val de Loire et de Normandie pourront autoriser les opticiens à pratiquer des examens de vue dans les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes (Ehpad).

 

La loi du 5 février 2019 visant à améliorer la santé visuelle des personnes âgées en perte d’autonomie prévoyait d’étendre, à titre expérimental, les prérogatives des opticiens, en leur permettant de réaliser des réfractions dans les Ehpad et d’adapter, dans le cadre d’un renouvellement de délivrance, les prescriptions initiales de verres correcteurs en cours de validité et les corrections des prescriptions initiales de lentilles de contact (sauf opposition du médecin dans les deux cas).

 

Equipements transportables ou mobilisables en Ehpad

L’arrêté du 21 octobre 2021 (publié le 7 novembre au Journal Officiel) vient enfin de fixer les régions qui participeront à cette expérimentation. Il s’agit du Centre-Val de Loire et de la Normandie. Selon le décret du 11 février 2020, qui fixe les modalités de ces nouvelles prérogatives, les opticiens qui souhaitent participer à cette expérimentation doivent en faire la demande au directeur général de l’agence régionale de santé concernée. Cette demande doit être accompagnée des documents suivants :

  • copie du diplôme ;
  • liste des actions de formation continue ou de DPC suivies au cours des trois dernières années ;
  • attestation sur l’honneur indiquant que le professionnel dispose de l’équipement transportable ou mobilisable en établissement (projecteur de test ou échelle d’acuité VL/VP, monture de verres d’essai et boite de verres d’essai ou réfracteur, frontofocomètre, système d’information permettant d’enregistrer les résultats des examens réalisés, réfractomètre automatique) ;
  • contrat(s) entre l’opticien et le(s) Ehpad ;
  • attestation d’assurance de responsabilité civile.

 

Si le dossier est complet, le directeur de l’ARS pourra donner son autorisation à l’opticien. Elle sera valable 1 an. La liste des opticiens autorisés et des établissements concernés sera publiée sur le site de l’agence.

 

Notons que l’examen de réfraction pourra être rémunéré dans les mêmes conditions que ceux effectués en magasin (soit jusqu’à 10 euros). Le décret précise également que l’opticien pourra réaliser cet examen afin de délivrer des lunettes sans ordonnance en cas de perte ou de casse des lunettes.

Au plus tard 4 mois précédant la fin de l’expérimentation, un rapport d’évaluation sera réalisé par le gouvernement sur la base des bilans transmis par les ARS. En fonction des résultats, cette mesure pourra être étendue à d’autres régions.