8 / 12 / 2021

Après les résultats d’EssilorLuxottica sur les neuf premiers mois de l’année, ceux de Safilo sont également un bon indicateur de la reprise économique après la pandémie mondiale. Et comme ceux de son concurrent, les chiffres sont bons.

 

Sur le troisième trimestre 2021, les ventes de Safilo ont généré un chiffre d’affaires de 226,6 millions d’euros et ont ainsi progressé de 2,6 % par rapport à 2020 et 11,1 % par rapport à 2019 à périmètre constant. Sur les 9 premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires atteint 737,4 millions d’euros en progression de 37,3 % par rapport à 2020, et 8,7 % par rapport à 2019.

Angelo Trocchia, le directeur général de Safilo, s’est félicité de cette « évolution positive du chiffre d’affaires, combinée à la poursuite de l’avancement de notre programme d’économies sur le coût des ventes [qui] nous a permis d’obtenir une amélioration significative de la performance opérationnelle au cours de la période ». Au troisième trimestre 2021, les montures optiques et les produits sportifs ont été les principaux moteurs de croissance, dynamisés par l’activité en magasins et l’engouement des clients pour les activités en extérieur.

Sur Internet, les ventes ont représenté environ 13 % du chiffre d’affaires du groupe au troisième trimestre 2021, contre seulement 3 % sur la même période en 2019 et 16 % en 2020.

 

La France à la traîne…

Alors que l’Amérique du Nord continue de progresser, confirmant que la reprise est bien là, les choses ne sont pas aussi claires en Europe. Deuxième marché pour Safilo, à 82,8 millions d’euros sur le trimestre (contre 115,1 millions d’euros pour l’Amérique du Nord), le Vieux Continent progresse de 3,7 % par rapport à 2020, mais recule de 12,8 % par rapport au troisième trimestre 2019, principalement en raison de l’impact toujours significatif suite à l’arrêt de certaines licences, explique Safilo.

« Parmi les principaux marchés de la zone, l’Italie a continué de surperformer, suivie par la solide performance de l’Allemagne et du Royaume-Uni, tandis que l’Espagne et la France sont restées en-dessous des niveaux de 2019, malgré la reprise significative enregistrée par rapport à l’année précédente », détaille la société.