30 / 09 / 2022

Les chiffres sont dans le rouge à travers le monde : une épidémie de myopie s’abat sur les cinq continents. Au point que cette amétropie bien connue va faire l’objet d’une grande campagne d’information et de dépistage dans l’Hexagone. Explications.

 

Selon une étude du CHU de Poitiers réalisée en 2016, 37 % des adultes et 20,48 % des enfants de moins de 18 ans présentaient une myopie. Face à une vraie méconnaissance du sujet chez les Français, l’Institut d’éducation médicale et de prévention lance une campagne pour délivrer « les clés pour mieux connaître et combattre la myopie ». On le sait, les raisons du développement de la myopie sont multifactorielles. D’une part, la génétique : « Le risque d’un enfant est multiplié par deux si l’un de ses parents est myope et par 3 à 8 si ses deux parents le sont. » Mais elle n’explique que 10 % des cas. Pour la grande majorité, la cause est environnementale : « Forte sollicitation de la vision de près, liée notamment à la pratique croissante des écrans (ordinateur, tablette, smartphone), allongement de la durée des études, diminution du temps passé à l’extérieur, etc. »

Autre problème : la méconnaissance de la population sur le sujet et du danger qu’il représente. Selon le Baromètre de la myopie en France, réalisé par Ipsos pour l’IEMP en avril 2022, la moitié des Français ne savent pas qu’elle induit une vision floue de loin. Même méconnaissance sur les signes distinctifs ou les facteurs à risque. Ils sont d’ailleurs 61 % à penser que son évolution ne peut pas être freinée.

 

« Agissons ensemble contre la myopie »

L’Institut d’éducation médicale et de prévention a donc décidé de mettre en place une grande campagne. Elle comprend la mise en ligne d’un site ensemblecontrelamyopie.fr avec une foule d’informations et d’outils comme des quizz et autre simulateur de vision. Suivront entre le 21 et le 25 novembre, les premières Journées nationales d’information et de dépistage de la myopie. Les Français pourront alors s’informer et les patients à risque pourront bénéficier d’un examen de dépistage dans les centres partenaires de l’opération (ophtalmologistes et pédiatres). C’est la médecin généraliste, chroniqueuse santé et ancienne Miss France, Marine Lorphelin, qui a été choisie comme ambassadrice de la campagne.