30 / 11 / 2022

Pour la seconde fois en une quinzaine de jours, Emmanuel Macron était hier, 26 octobre 2022, l’invité de « L’événement » sur France 2 pour évoquer cette fois-ci les thématiques qui touchent directement les Français comme l’inflation, les prix de l’énergie ou la réforme des retraites.

 

Lors de cet entretien, le thème des déserts médicaux a été abordé, notamment en ce qui concerne la santé visuelle. Caroline Roux, qui animait le débat, a introduit le sujet des rendez-vous chez l’ophtalmologiste en indiquant que si la moyenne nationale est de 26 jours, à Epernay, elle explose à 472 jours.

Le président de la République a répondu qu’on pouvait inciter les ophtalmologistes qui partent à la retraite à rester mais aussi « déléguer des tâches, permettre de faire votre bilan visuel chez un opticien, chez les paramédicaux en lien avec des ophtalmologistes. On a des orthoptistes et autres qui sont des paramédicaux formés. Ils peuvent faire le bilan de votre enfant qui n’arrive pas à bien à lire ou le vôtre tous les 6 mois. Et se dire toutes les X années ensuite, on va chez l’ophtalmo. On doit mieux organiser le temps de travail entre les médecins, en particulier spécialistes, et les paramédicaux. Aujourd’hui, on ne peut pas accepter qu’un enfant qui n’arrive pas bien à lire ait un rendez-vous dans 6, 12, 18 mois chez un spécialiste. On pourrait l’autoriser à aller faire un bilan beaucoup plus rapide chez un paramédical. »

 

Suite à cette déclaration, le Rof (Rassemblement des opticiens de France) a apporté son soutien au « projet du président de la République et partagera dans le cadre du CNR Santé ses solutions concrètes de coopération avec les ophtalmologistes et les orthoptistes, en lien avec les recommandations de l’IGAS en 2019 pour faciliter l’accès à la santé visuelle des Français notamment dans les déserts médicaux ».

Il en profite pour rappeler les différentes solutions qu’il défend :

  • Mieux faire connaître la possibilité de renouveler ses lunettes ou lentilles chez son opticien grâce à des campagnes de communication menées par les pouvoirs publics ;
  • Allonger la durée de validité des ordonnances de lunettes ou de lentilles (actuellement comprise entre 1 et 5 ans selon l’âge) pour faciliter leur renouvellement chez les opticiens et les orthoptistes ;
  • Autoriser le renouvellement des ordonnances chez l’opticien pour l’accès à un premier équipement progressif ;
  • Autoriser l’adaptation de la correction inscrite sur la prescription optique lors de la première délivrance d’un équipement, si cela s’avère nécessaire ;
  • Permettre l’accès à un ophtalmologiste par téléconsultation avec l’accompagnement d’un opticien professionnel de santé, depuis son établissement ;
  • Permettre aux opticiens de prendre part aux campagnes nationales de prévention et de dépistage visuel, auprès des adultes comme des enfants, en soutien des ophtalmologistes et des orthoptistes.

Le but de ces solutions : « zéro patient sans solution d’accès en santé visuelle notamment dans les territoires sous denses en ophtalmologistes et dans les Ehpad. »