30 / 11 / 2022

Krys Group a dévoilé les résultats de la 6ème édition de son Observatoire de la vue des enfants*. La situation se dégrade chez les plus jeunes. Focus sur les principaux chiffres à retenir.

 

40 % des enfants de 3 à 10 ans présentent aujourd’hui des problèmes de vue. Un chiffre en progression de deux points par rapport à l’année dernière et 8 points par rapport à 2020. Encore une fois, ce sont les écrans qui sont incriminés avec une durée d’exposition des enfants en hausse. Ils passent aujourd’hui en moyenne deux heures chaque jour devant des écrans, soit 13 minutes de plus qu’en 2019. Nous sommes bien loin des recommandations des spécialistes : 30 minutes maximum pour les 3/5 ans et une heure pour les 6/9 ans. Dans le détail, la télévision arrive toujours en première position avec 1h17 (+ 6 points par rapport à 2021), devant les tablettes et les smartphones à 33 minutes quotidiennes (respectivement + 8 et + 9 points par rapport à 2021).

Sans surprise, cette nouvelle édition de l’Observatoire alerte sur une explosion de cas de myopie, en progression de 4 points par rapport au dernier baromètre. Et les parents regrettent un vrai manque d’information sur le sujet : les trois quarts estiment être mal informés sur les solutions de contrôle myopique à disposition. Plus généralement, 40 % des parents déclarent avoir un enfant âgé de 3 à 10 ans touché par au moins une amétropie. Un taux qui a augmenté de 10 points en 5 ans.

 

Dans le même temps, 23 % des enfants de 3 à 10 ans n’ont jamais eu de rendez-vous avec un ophtalmologiste. Si 59 % des parents se disent satisfaits concernant les délais de prise en charge de leur enfant par un ophtalmologiste (en moyenne 3,6 mois avant la consultation), pour la moitié des parents de l’échantillon, il est toujours compliqué d’obtenir un rendez-vous. 50 % des parents ont contacté entre deux et quatre spécialistes pour une première consultation. Les raisons de refus données par les cabinets d’ophtalmologie : pas de nouveaux patients (55 %) ou le manque de disponibilités (37 %). La distance moyenne entre le cabinet et la résidence continue également d’augmenter : elle est passée de 20,8 km en 2021 à 23 km cette année. « Malgré certaines améliorations, notre système de soins n’est toujours pas en mesure d’assurer une bonne prise en charge de la santé visuelle des enfants pour l’ensemble des populations et sur l’ensemble du territoire. Face à l’urgence, il est plus que jamais nécessaire de dépasser les seuls constats et d’apporter des réponses concrètes, applicables dès à présent », conclut Patrice Camacho, secrétaire général en charge de la santé chez Krys Group.

 

*Étude menée par Ipsos du 2 au 9 septembre 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 parents d’enfants scolarisés âgés de 3 à 10 ans.