27 / 11 / 2022

L’OL Mag 759 – ebook

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Description

L’OL [MAG] n°759 – Juin-Juillet 2022

Edito

NAPPROPRIEZ-VOUS VOS PRÉROGATIVES

Hausse exponentielle de la myopie, déserts ophtalmologiques, vieillissement de la population… Les besoins en santé visuelle ne cessent d’augmenter sans que des mesures fortes soient prises par les pouvoirs publics. A ce jour, seule une demi-mesure recommandée par le rapport Igas sur la filière a été décidée, à savoir la primo-prescription des équipements optiques par les orthoptistes. Et encore… A l’heure où nous bouclons ce magazine, elle n’est pas encore mise en œuvre, faute de parution de l’arrêté devant détailler ses modalités d’application.
Face à cette situation urgente, la profession ne cesse de mettre en avant ses atouts pour améliorer la réponse aux attentes des patients. A l’unisson ou presque, les syndicats plaident pour un alignement de vos prérogatives sur celles des orthoptistes, pour une extension de vos missions au suivi et au dépistage, pour des expérimentations de télé-ophtalmologie dans les magasins d’optique… Partout, l’opticien de santé est mis en avant, y compris dans la communication des enseignes, et plus personne ne conteste cette voie qui se dessine comme celle de l’avenir.
Pourtant, dans vos points de vente, elle peine à s’imposer. Désormais reconnus comme de vrais professionnels de santé, les opticiens sont encore trop nombreux à ne pas s’approprier les prérogatives qui leur ont été confiées ces dernières années, ou du moins à ne pas en tirer parti. Depuis la mise en œuvre du 100 % santé, la prestation d’adaptation de la correction est en effet cotée 10 euros ; celle liée à l’appairage des verres peut, selon les cas, être facturée entre 5 et 15 euros. Mais, d’après les organisations professionnelles, très peu sont transmises à l’Assurance maladie pour remboursement.
Ces prestations sont-elles réalisées ou pas ? Faute de données tangibles, on ne peut répondre à cette question qu’au doigt mouillé, à partir d’évaluations, de sondages et d’extrapolations. Une situation dommageable pour le métier et son avenir. Les pouvoirs publics vous ont confié des missions, ont accepté de les valoriser financièrement (certes symboliquement, mais c’est un pas important), sans savoir si vous les mettez en pratique au quotidien. Dans ce contexte, pourquoi vous en confieraient-ils d’autres ? Pourquoi vous autorisaient-ils à communiquer dessus ?
Il est fondamental aujourd’hui que vous utilisiez les leviers à votre portée pour enraciner votre rôle de professionnel de santé et de relai évident des ophtalmologistes. Vous avez obtenu des droits. Il s’agit désormais de les utiliser, mais surtout de le montrer.

Anne-Sophie Crouzet